Tabadoul est un espace socioculturel à Tanger. En collaboration avec des artistes invités il organise différents ateliers pédagogiques et de formation destinés à des publics de tous âges : arts du cirque, arts plastiques, musique, photo, chant, théâtre, artisanat du recyclage, etc.

Pour le projet Africa Taba’talent, nous avons organisé trois masterclass autour de la photographie, menés par deux intervenants : Severine Sajous et Amine Oulmakki ! Les jeunes ont pu s’initier à des pratiques photographiques comme la prise de vue, le cadre, la composition de l’image, le traitement photo, etc. pour assurer une prise en main d’outils numérique comme l’appareil photo et les programmes de la suite Adobe Créative : Photoshop et InDesign.

Séverine Sajous, artiste visuelle, elle travaille principalement avec la photographie et la vidéo. Un art conçut de manière conceptuelle, elle aime travailler en collaboration avec ses sujets, la pratique participative étant une grande partie de ce qu’elle fait.

X Site : https://severinesajous.com/
X Site : http://jungleye.org/?fbclid=IwAR0jbNsXNjJ0UZ_FEA72iyH0NLqNergvoMabz3HY-0Wrx24MDIDNC5zQQ10
X Facebook : https://www.facebook.com/pages/category/Artist/Jungleye-1685383875041393/

Amine Oulmakki est un artiste oscillant entre deux univers, la photographie et le cinéma. Son travail photographique et cinématographique partage la même ambition, celle d’épouser des valeurs universelles et humanistes. Le temps, le corps, la vie et la mort, l’éphémère, sont les thèmes qui jalonnent son processus créatif.

Parmi ses illustres projets, Amine Oulmakki participe activement à la reconstitution de l’association Fotografi’Art à Rabat. Il cultive différentes collaborations avec des artistes, expositions, concerts, spectacles pluridisciplinaires en tant que directeur artistique notamment pour l’évènement Expo F’Darna de l’association.

X Site : https://www.amineoulmakki.com/
X Instagram : https://www.instagram.com/amine_oulmakki/?hl=fr

La masterclass ‘PhotoVoice’ de Séverine Sajous

L’objectif de la formation Photovoice est d’utiliser la photographie participative comme un outil permettant aux jeunes de réfléchir, partager, apprendre et exprimer ensemble leurs expériences suscitant la réflexion pour la communauté d’accueil et la société en général. Les images deviennent plus qu’un message : le voyage physique et émotionnel se transforme en un récit plus vaste, devenant une histoire que nous partageons tous.

Dans le processus d’apprentissage de nouvelles compétences et de partage de leurs histoires, les participants finissent par découvrir de nouvelles façons de voir, ils s’écoutent et ils sont capables de raconter leurs histoires. Les ateliers ont le pouvoir de changer de paradigme pour toutes les personnes impliquées : les réfugiés, leurs familles, leurs amis et les communautés d’accueil, créant des vagues qui se propagent dans le monde entier.

Les ateliers sont structurés autour de deux sections : CARTES POSTALES et ROBOTECA, qui combinent la mise à niveau technique avec la narration, le partage et la réflexion. Chaque section est basée sur des projets innovants et engageants dans lesquels les participants apprennent, partagent et mettent en œuvre des compétences pour produire leurs propres représentations, reprendre le contrôle de leurs histoires et enrichir les communautés d’accueil de nouvelles perspectives.

ROBOTECA ‘Jungle Eye’

Création d’images en collaboration. Après avoir pris des portraits en studio les uns des autres, les participants divisent leurs portraits en trois bandes. SEE.TELL.LISTEN: yeux, nez / oreilles, bouche. Ils deviennent alors un moyen de réfléchir sur ce qu’ils voient, de partager leurs expériences et de raconter leurs histoires. Le contenu spécifique de l’atelier Roboteca dépend des caractéristiques et des intérêts du groupe. Le thème choisi “Europe” émerge de discussions de groupe, guidées par le formateur, qui constituent une partie importante de la section.

La méthodologie de ce laboratoire de photographie créative est un moyen très efficace de questionner les enjeux liés aux flux migratoires, tout en offrant des visions alternatives à la première personne des problèmes contemporains de la migration. Tout au long de la soi-disant «crise migratoire», la photographie et les images médiatiques ont été un outil puissant pour façonner la perception publique des événements. Les images influencent l’opinion publique, le discours politique et les solutions institutionnelles (ou leur absence), il est donc important que les personnes qui vivent le processus contribuent également à ces images dans l’imaginaire social.

CARTE POSTALE ‘Le covid et les bisous’

L’accent est mis dans cet atelier, sur le développement des compétences de narration, à travers la photographie et les mots e contenu est tiré de la vie et des expériences personnelles. Une partie importante de la section est une formation technique et conceptuelle qui donne aux participants la possibilité de rendre compte de leur propre vie et de créer des images qu’ils souhaitent partager à travers des cartes postales. Les participants réfléchissent aux différences entre les différents types d’images, tels que ceux utilisés dans les médias et les cartes postales, et aux types de voyages ou de transports en commun auxquels ils sont généralement associés.

L’atelier a été conçu autour de l’actualité, celle du covid-19 et les conséquences qui lui sont propres. Après avoir pris et sélectionné des photographies, les participants écrivent des légendes pour leurs cartes postales dans un processus qui les oblige à réfléchir à la façon d’utiliser des mots pour soutenir leurs images et raconter leurs histoires. Dans la dernière partie de la section, ils sont invités à partager leurs cartes postales au-delà de l’atelier.

La masterclass d’Amine Oulmakki

CARTE POSTALE ‘Vide et covid’